Lettre au directeur de Télérama
M. le Directeur
TELERAMA
Paris
Monsieur le Directeur,
Dans le courrier des lecteurs paru dans le dernier numéro, vous avez publié une lettre sous le titre « Hommage ».
Madame Sophie de Bourghes y signalait après la lecture d’un article concernant le Kazakhstan (Télérama N° 2973), la mort de son parent à Almaty en été dernier à la suite d’un assassinat accompagné de tortures. Elle se plaignait du peu d’écho reçu par la mort d’un journaliste dans les média. Le titre qui a été donné à cette correspondance prend donc le sens d’un regret tardif !
Cet homme est mort victime de bandits pratiquant le saucissonnage. L’objet de cette pratique criminelle vise à obtenir par la violence des informations du type N° de carte de crédit etc. Cela pouvait lui arriver également en France.
Pour ma part, je m’associe à cet hommage rendu à une victime innocente, journaliste ou voyageur de commerce peu importe. Je n’ai jamais prétendu que le Kazakhstan était une annexe du Paradis.
Mais avouons que cette lettre ambiguë dans sa formulation vient à point nommé authentifier l’article sans nuance que vous avez consacré au Kazakhstan, pays de tous les excès notamment politiques tel que décrit par votre rédacteur en commentaire de BORAT, un film rabelaisien selon lui.
Mon courrier subira le sort du précédent, à n’en point douter. Je suis désormais édifié par votre usage partisan de la liberté de la presse.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, mes salutations distinguées.